Longévité

Alors que dans les années quatre-vingt on ne réussissait pas à revendre un véhicule automobile qui avait cent mille kilomètres, Il n’est aujourd’hui pas rare de trouver une voiture qui passe le cap des deux cent mille kilomètres, surtout en diesel.

Quid des motos?

Elle a neuf ans et ça fait six ans que je la roule presque tous les jours soit environ 30’000KM par an. Oui ça devient un ancien modèle. Mais quelle santé!

Si j’aime prendre la moto quotidiennement pour aller à mon bureau, ce qui me fait faire environ 110KM par jour, c’est surtout pour me balader et aller en vacances avec ma moitié que je l’apprécie. La charge utile, le confort général, la bagagerie, le moteur et la conception en général font qu’elle est très agréable pour rouler loin.

L’état général de la moto est très correct grâce à un entretien régulier des parties métalliques et plastiques. Je ne nettoie jamais un élément à sec.
Les principaux produits d’entretien utilisés sont:
– Procycle Komplet-Reiniger ou S100 Motorrad-Reiniger (meilleur mais plus cher) pour le lavage de la moto.
– Armor All. C’est pour les plastiques et la bulle.
– WD40. C’est un dégrippant que j’utilise également pour enlever les tâches de goudron notamment sur les jantes et l’échappement.
– Ballistol . C’est une huile très fine que j’utilise pour le nettoyage de la sellerie, des pièces métallique et les serrures. En plus c’est un bon désinfectant si je m’écorche.
– Nevr-Dull pour les tâches de goudron, la crasse récalcitrante, la visserie et l’échappement.

100’000 KM (25 mars 2006)

Si en occasion le fléchissement d’une vente se situe après un parcours d’environ cinquante mille kilomètres, la mécanique elle,  ne pose pas de problème au-delà. Des modèles atteignant cent mille kilomètres sont courants mais généralement gardés par leur propriétaire car la valeur à la revente est très faible.

Avec la BMW 1150 GS les premiers cent mille kilomètres n’ont été qu’une formalité. Hormis les pièces d’usure normale et les roulements il n’y a guère eu d’arrêt au garage. L’accident vers soixante mille kilomètres a nécessité le remplacement de quelques pièces de châssis à l’avant.
Après un nettoyage méticuleux rien ne laissait entrevoir une usure quelconque liée à ce kilométrage.

200’000 KM (25 avril 2009)

Deux cent mille kilomètres est une distance peu courante en moto et tout à fait respectable..
J’ai eu le sentiment bizarre de ne pas y arriver, sans pourtant avoir le moindre souci. La barrière de deux cent mille kilomètres est psychologique et correspond en général aujourd’hui à la vie d’un moteur automobile.
Cette distance est plutôt rare pour une moto. Il en existe bien sûr qui ont un kilométrage bien plus important mais qui en connait une?
Rouler autant nécessite évidemment d’être souvent assis sur la selle et d’aimer circuler à moto. C’est le cas c’est pourquoi c’est devenu mon véhicule principal.

L’aspect général de la moto est surprenant car on ne la croirait pas avoir roulé aussi loin. Il y a néanmoins dans le détail des points qui ont un peu souffert.

Les serrures, la principale et pour les valises fonctionnent très bien. Un huilage régulier les a probablement aidé.

Le phare longue portée à été percé par deux fois. Une protection de phare comme le propose Touratech eut été un bon investissement.
La bulle n’est pas rayée. L’usure due au nettoyage n’est pas visible car je fais bien attention de toujours la laver et de ne jamais la frotter à sec.

Le tableau de bord n’est pas rayé.
Le bargraphe de la température et du niveau d’essence n’est plus tout à fait étanche et laisse entrevoir de la buée par temps très humide mais sèche aussitôt. Je n’ai pas d’incident à déplorer.
Les commandes électriques n’ont pas souffert.
Les poignées montrent une patine naturelle et une usure des caoutchoucs due au frottements des mains.

Rouler par tous les temps, ou presque, a fini par user la peinture ou le traitement de surface par endroit, attaqués par l’eau et le sel des hivers passés. Quelques cloques se sont formées soulevant la peinture peut-être mal préparée.
Ceci est visible sur le pontet inférieur qui n’est à l’abri d’aucune projection. Les fourreaux de fourche sont piqués. La peinture se cloque autour de quelques vis du carter du moteur.


Les fourreaux sont piqués


Le pont inférieur de la fourche est piqué. Le traitement n’a pas résisté.


La peinture est cloquée par endroit. Curieusement plus à gauche qu’à droite.

Les plastiques du carénage sont comme neufs. Le réservoir protégé par une housse Bagster que j’ai mise dès le début est juste marqué par quelques moustiques dans les recoins non protégés.

Les roues sont en très bon état. Bien nettoyées elles ne présente aucune trace de vieillissement. Les rayons sont encore tous bien tendus et ne sont pas piqués. Des rayures sont visibles sur la jante arrière, faites lors de l’unique essai sur un chemin montant très caillouteux où j’ai d’ailleurs calé à cause d’une première trop longue, puis fait demi-tour.

Le traitement de quelques vis autour de la machine montre quelques stigmates d’oxydation mais c’est superficiel.
Les selles ne sont pas d’origine mais comme elles ont été remplacées très tôt leur longévité est presque équivalente à la moto. Aucune usure n’est visible.

Les platines de repose-pied sont usées par le frottement des bottes.
La platine du top-case Givi a mal vieillie bien qu’encore tout à fait opérationnelle. Le loquet du support qui coince la valise s’est usé et engendre un petit jeu.

La ligne d’échappement en inox n’a subit aucune usure apparente si ce n’est un léger piquage au niveau des soudures. Le silencieux est d’aspect neuf et ne montre que quelques légères traces dues au fréquents nettoyages.

Les valises sont marquées par des frottements divers. Mais comme la couleur est dans la masse un bon nettoyage avec un produit approprié ramène un aspect correct. Elles sont encore parfaitement étanches.

Vers les deux cent mille kilomètres quelques pannes sont venues gâcher quelque peu l’ambiance mais ce n’était pas invalidant.

Au final je ne peux que me réjouir de cette moto qui ne m’a jamais laissé tomber.

300’000 KM ? (10 juillet 2012)

Pourquoi ne pas envisager un tour supplémentaire alors qu’elle ne pose pas de problème?

Mais voilà, il va bien falloir changer un jour de monture, bien que je ne reprendrai probablement pas une GS car il faut goûter à tout!
Le choix est difficile si je veux les même confort, maniabilité et autre côté pratique.

En attendant elle me mènera encore loin !
Voilà les questions que je me suis posé cent mille kilomètres plus tôt!

Le temps passe invariablement, les kilomètres aussi.
L’état général a peu changé. Mais le mauvais temps d’hiver a marqué les parties peintes du moteur. Elle s’écaille par endroits par plaques que l’on découvre en regardant par le dessous de la machine.
Les plastiques sont en bon état mais ternis par endroit, par exemple la boîte à air ou l’extension de garde-boue arrière. Le réservoir qui est protégé par un “Bagster” a l’aspect neuf du début sauf la partie avant qui a vu s’y écraser une multitude de moucherons.
Les poignées caoutchouc ont perdu les stries par endroit

Quelques pannes sont venues ternir mon optimisme légendaire après 250 mille kilomètres comme celle-ci qui m’a pris beaucoup de temps et m’a agacé, qui est la prise d’air au niveau de l’injecteur droit. Les roulements de boîte ont lâché mais les pignons, crabots et autres arbres sont dans un état étonnement neuf.
Roulements de couple conique, disques de frein et autres plaquettes sont des usures normales.
Plus récemment c’est la fixation au niveau carter moteur de la patte où vient se prendre les tubes du pare-cylindres qui s’est cassée. Une intervention importante qui ne se justifie plus.

Dans l’ensemble ces derniers cent mille se sont passés sans que je n’ai à aucun moment pensé qu’elle allait me lâcher subitement. Le moteur en tous cas tourne toujours aussi rond, sans consommer davantage d’huile qu’au début soit environ 1L entre deux révisions, un peu plus en été qu’en hiver mais cela est dû par une conduite plus dynamique.
D’ailleurs la consommation d’essence n’a pas changé non plus et tourne en moyenne à 5,2L/100. Je roule très peu en ville et sur l’autoroute. Je conduit plutôt de façon coulée même si parfois il m’arrive de rouler plus activement. Jamais de zone rouge!
Curieux de savoir combien elles peuvent faire j’ai volontairement gardé les bougies iridium, >60 mille kilomètres maintenant.

Un secret pour en arriver là ? Non, je ne la ménage pas plus qu’un autre sauf que je ne monte pas dans les tours. Il m’arrive de rouler fréquemment en sixième sous les deux mille tours mais dans ce cas il ne s’agit pas d’attendre des reprises foudroyantes et relancer la moto se fait avec doigté. Les révisions se font à temps et les réglages moteur minutieusement.
Ce qui est remarquable est le fait que le moteur et l’embrayage sont d’origine.

Pas de doute, le moteur est costaud!

400’000 KM ?

Peu de chance de voir ce nombre affiché sur ce compteur. En effet j’ai décider de remplacer ma monture bien que le choix ne soit pas fixé. J’aimerais un scooter GT et j’attends la sortie en juillet 2012 du BMW C650GT pour me décider. Pour autant rien n’est sûr et rien ne presse puisque je ne suis pas sans monture. Il faudrait un coup de foudre ou une grosse panne pour déclencher rapidement le réchauffement de la carte de crédit.