L’atelier

Mon atelier est équipé de tous les outils standards: cliquets, clés à fourche, clé à œillets, tournes vis, pinces, appareils de mesures, pompe à vide pour le liquide de frein, compresseur etc.

J’utilise pour les cas particuliers un VacuumMate qui remplace Le Twinmax III pour le réglage de la synchronisation et un stéthoscope pour la recherche de panne.

Mais le plus important à mon avis c’est l’emploi systématique d’une clé dynamométrique pour tout serrage délicat.
J’ai pris l’habitude d’utiliser ces clés ce qui m’a permis d’économiser une éventuelle réparation fort onéreuse par bris de vis, goujons et autre pas de vis.
La mécanique moto est un peu plus fragile que celle d’une voiture ce qui entraîné l’achat de clés plus sensibles. Avec le temps j’ai constitué une gamme qui me permet de serrer correctement de 4 à 200 NM. Les nouvelles clés sont certifiés me garantissant la qualité requise.
Le disque en accessoire, visible en quatrième position, me permet de faire un serrage angulaire.

Les clés dynamométriques

Le serrage contrôlé permet l’assemblage sûr et précis de pièces en garantissant la meilleure fixation. Cela permet de serrer à la valeur préconisée sans rien casser. Le serrage contrôlé est incontournable dans l’assemblage de certaines pièces comme par exemple une culasse sur le bloc moteur.

Voilà une partie de mon équipement de serrage contrôlé:

La table élévatrice

J’apprécie le confort au travail. C’est pourquoi j’ai ajouté dans mon environnement une table de levage pour la moto.
J’ai choisi le modèle RCCH400 de Sidermo.


Il faut environ quarante pompages (1 minute) pour monter la moto.


L’ensemble est assez robuste. Les jambes pourraient être un peu plus larges pour une meilleure stabilité.


La rampe est très pratique pour monter la moto.


J’ai modifié la table avec une butée à l’avant et des œillets pour sangler la moto.

Le contrôleur VacuumMate

Cet appareil permet de contrôler, de régler et d’analyser le moteur.

La synchronisation se fait de façon très précise grâce à la sensibilité de l’appareil.
Le système à LED a une réponse extrêmement rapide qui permet de visualiser l’état et le réglage des soupapes selon l’amplitude et le positionnement des barres (dépression / surpression).

Le contrôleur GS-911

L’appareil de diagnostic GS-911 permet de lire les données du calculateur, de supprimer les codes d’erreurs et de mesurer quelques paramètres permettant certains réglages. Il a été conçu spécialement pour les moto BMW.
Les diverses mesures permettent le réglage du capteur à effet Hall et du potentiomètre de papillon. Selon le  modèle de moto ces réglages seront plus ou moins complets et étendus.
Il se branche sur le connecteur de diagnostic qui se trouve au dessus du filtre à air comme le ferait le technicien avec son Moditec. Il existe un adaptateur pour les anciens modèles de la marque.
Un PC avec le logiciel approprié dont les mises à jour sont fréquentes permet de le commander via un câble USB. On peut également le contrôler via son interface Bluetooth, même avec son portable. C’est un appareil que l’on peu emporter partout. Le diagnostic est ainsi simplifié.
L’intérêt de cet appareil est évident lors de la recherche de panne.

Les outils spécifiques

Il y a quelques outils spécifiques nécessaires pour l’entretien des motos.

Pour la R1150GS il faut une cloche de 74mm pour (dé)monter le filtre à huile. Le montage d’un filtre à huile de ce type se serre normalement à la main, mais ici il est placé dans un puits qui oblige l’utilisation de cette cloche et une clé. Il faut vraiment serrer modérément (11 nm).

Lui (re)faire une beauté

Le motard passe énormément de temps à bichonner sa monture.
Chacun a son lot de produits “spéciaux” qui lui permettent un résultat meilleur que son voisin, à la hauteur de la fierté qu’il a à montrer sa moto.
Bien évidement, le but de l’entretien est de garantir une tenue dans le temps sans quoi la moto aura vite fait de vieillir par l’arrivée soudaine d’une corrosion mal venue.

Les produits que j’utilise sont variés mais peuvent se regrouper en ces quelques spécialités:
– le lavage général
– les plastiques (par ex. Bulle, carénage)
– les parties métalliques (par ex. fourche, échappement)
– les axes et articulations (par ex. repose-pieds, leviers, béquille)
– les freins
– la chaîne
– l’équipement du motard (casque, bottes, gants, vêtements)

Le lavage

Avant toute chose il faut laver la moto pour enlever l’essentiel de la crasse.
J’imprègne un produit permettant de diluer la crasse. Je préfère un produit gel (par ex. le Procycle-Gel-Reiniger de Louis) qui colle bien aux surfaces où ils sera projeté contrairement à un liquide qui coulera trop rapidement.
Je passe une brosse dure sur les jantes permettant ainsi de décoller la poussière et résidus de freins parfois assez difficile à enlever. En même temps je frotte les rayons.
Je nettoie plus délicatement les autres parties métalliques comme l’échappement chromé avec une brosse douce.
Je laisse agit le produit 10mn pendant que je prépare la lance haute pression. Le lavage continue avec la lance HP sans jamais la rapprocher trop pret pour éviter de détruire les joints ou la peinture.

Un premier séchage à l’air comprimé dégage l’excédent d’eau, surtout des recoins où un chiffon a du mal à passer. Je termine le séchage avec un chiffon propre.

La bulle et les plastiques

Le polycarbonate de la bulle est assez résistant mais ne fera pas un pli si on le frotte avec un chiffon sec!. Rayures garanties! Un produit adapté (par ex. spray Armor-All) sera projeté sur la bulle avant le passage du chiffon propre. Il ne faut jamais insister en frottant un point sous peine de se retrouver avec une partie matte. On arrive à enlever une tache séchée en la mouillant délicatement avec un doigt pour la ramollir avant de passer le chiffon.
La carrosserie suit le même régime et sera lustrée avec le même produit que pour la bulle. Les éventuels autocollants pourront être enlevés d’abord au mieux avec un sèche cheveux pour retirer le papier puis avec du WD40 pour supprimer les résidus de colle. Ca s’enlève très bien sans frotter fort (gare aux rayures!).

Les parties métalliques

Après le lavage il reste un film mat sur certaines parties métalliques comme l’échappement. Un produit comme Never-Dull rendra sa brillance au pot.
Les taches de goudron s’enlèvent facilement avec du distillat de pétrole désaromatisé (ou avec le spray WD40) et permet également de supprimer toute trace de cambouis, ou toute pièce sale du moteur.

Articulations

Nettoyer les axes des repose-pieds et leur ressort avec du pétrole désaromatisé pour enlever la crasse puis les asperger d’huile fine (Ballistol). Asperger les axes comme celui de la béquille avec de l’huile fine.
Vérifier le bon fonctionnement des poignées de frein et d’embrayage et asperger d’un peu d’huile les axes. Un démontage des axes avec un graissage adéquat peut s’avérer nécessaire.

Les freins

Les freins (disques, plaquettes) sont lavés en même temps que la moto mais ne doivent en aucun cas être en contact avec de l’huile ou de la graisse. Il faut passer un chiffon sec sur les disques après le lavage pour enlever le dépôt noirâtre résiduel. Des produits spécifiques existent mais je n’en ai jamais utilisé.

La chaîne

La chaîne doit être entretenue fréquemment, environ un graissage tous les 800KM à 1000KM ce qui représente une petite semaine de beau temps.
Le contrôle consiste à tenir la chaîne sous tension en levant le brin inférieur puis en tirant le maillon extérieur de la couronne (le plus en arrière de la moto). Le jeu du maillon ne doit pas excéder la moitié de la hauteur d’une dent sinon il faut remplacer la chaîne.
La chaîne sera lavée tous les cinq graissages. Je le fais avec du pétrole désaromatisé mélangé avec un peu d’huile. Il y a également à enlever un excédent de graisse devenu cambouis au niveau des axes du pignon et de la couronne. Je sèche ensuite avec un chiffon avant de l’enduire de graisse spéciale pour chaîne. La qualité des graisses en spray à été fortement améliorée et leur tenue est excellente même sous la pluie. J’enduis la chaîne par l’intérieur et par l’extérieur à chaque fois sur un tour, pas plus, ni moins.
Dans tous les cas il faut garder la chaîne graissée.

L’équipement du motard

Je porte un équipement complet en matière synthétique (Goretex ou équivalent) toute l’année. La transpiration s’accumule en été c’est pourquoi je lave environ deux fois par an la veste et le pantalon. Il ne faut jamais utiliser un produit assouplissant. Je le fais à la main avec un simple produit de lavage sans adoucissant, le vêtement suspendu que je rince ensuite abondamment. Il sèche à l’extérieur à l’abri du soleil.
Je mets un produit pour protéger et étanchéifier le cuir des gants, du pantalon et de la veste (S100). Un produit pour les matière synthétiques sera appliqué sur les parties concernées de la veste.
Les bottes sont brossés puis traitées avec un produit pour le cuir (S100)
La visière du casque doit être nettoyée avec soin avec un produit adapté. La moindre rayure se verra! Une attention particulière doit être porté pour l’intérieur des visières modernes qui a subi un traitement antibuée qu’un produit inadapté enlèvera irrémédiablement.