TDM 850

Yamaha TDM 850

La Yamaha TDM est ce qu’on peut appeler le Twin De Montagne par excellence.
J’aime son look, le moteur qui a de l’allonge, la position en hauteur avec vue au dessus des  voitures, la tenue de route et son confort même à deux.
Elle peut être tantôt routière, sportive, GT, utilitaire, bref de tout bien mais sans spécialité.
Au niveau des défauts, il faut noter une boîte exécrable (on s’y habitue quand même) dont la 2eme et 3eme rechignent à passer en douceur, les rétros qui sont en partie cachés par les bras, la bulle un peu trop basse et un trou à l’accélération entre 2500 et 3000 T/mn très sensible si je roule sur un filet de gaz (problème corrigé un an plus tard).
J’y est installé un kit Dynojet stage#1 et l’incontournable filtre K&N qui en font une nouvelle TDM850. J’ai gagné quelques bourrins, 84 au moteur. Le moteur est plus rond, l’accélération est franche, bref, Tip-top.

Mon avis sur cette moto:

Confort:

Le confort est très bon, l’assise est assez droite en léger appui sur les bras.
La hauteur de selle peut être gênante pour les petits gabarits mais est agréable, surtout en ville.
A deux, en durcissant le ressort arrière (facile) la conduite reste très stable et la passagère ne se plaint que de remous qui sont à déplorer à vive allure, mais il est vrai que je suis très large d’épaule. Il y a des à-coups à très bas régime qui sont assez gênants lorsqu’on est à deux, mais cela se maîtrise à l’embrayage.
La selle fait mal aux fesses après 200 KM mais on s’y fait.

Protection

La protection est bonne jusqu’aux vitesses autorisées, puis devient insuffisante à cause de la bulle trop petite(mais si on change de bulle ce n’est plus une TDM).
Les jambes ne sont presque pas protégées. Des remous sous le casque me gênent mais je les réduit en portant un cache-col en microfibre.

Mécanique

Le moteur est souple et linéaire jusqu’à 5000 t/mn puis pousse bien jusqu’à la zone rouge (8000). Il est vrai que c’est meilleur depuis que j’y ai installé un kit.
Au début le moteur n’aimait que le super, avait des ratés avec l’essence suisse et cafouillait à chaud vers 2300T/mn et sur un filet de gaz. Tout est corrigé depuis par la modification de la carburation (voir entretient) et le moteur va depuis très bien avec le 95 sans plomb.

La boîte de vitesse est la pire que j’ai eu, mais on s’y fait. Elle claque et rechigne des fois à passer de 2eme en 3eme.

Le freinage est excellent. Il est progressif tout en étant bien mordant.
La consommation se situe entre 5.2 et 8 L/100 ce qui fait environ 250 KM avant réserve (3 litres). Il faut noter quelle a baissé depuis le réglage de la carburation.
J’y mets de l’huile de synthèse d’automobile achetée en grande surface , huile dont l’indice API est nettement meilleur que celui préconisé par le constructeur et aucune consommation anormale n’est à signaler. Le remplacement de l’huile se fait très régulièrement et à chaque fois avec son filtre.

L’échappement d’origine à rendu l’âme après 9’000KM et 3 ans (achat fait à cette époque)!. Je l’ai remplacé par un Marving homologué qui a une sonorité plus “moto” et qui est moins cher. L’ensemble est aussi plus léger grâce à l’absence de la casserole en bas (les pots sont directement fixés au tube d’échappement).

Tenue de route

Correcte en toutes circonstances, même à deux. A cause du poids placé haut, Il faut y aller franchement pour passer un pif paf en usant du contre-braquage.
Suspension: l’arrière est réglé sur “H”, l’avant un peu plus dur.
J’ai remplacé l’amortisseur d’origine pas un EMC qui travaille nettement mieux que son prédécesseur. J’ai également abaissé l’avant de 10mm pour avoir plus d’appui. Le feeling est meilleur et la moto répond mieux à mes sollicitations en courbe.
L’huile de fourche à été remplacée par une huile de viscosité plus élevée (5-10). C’est devenu plus dur, un peu moins confortable mais plus précis à guider et l’effet sous vireur auparavant ressenti dans les virages serrés s’est nettement amélioré.

Elle excelle en montagne malgré la boîte récalcitrante qui est souvent utilisée dans les rapports qui passent mal (1-2; 2-3, 3-2). J’ai tendance à vouloir passer une sixième vitesse qui n’existe pas. Une cinquième plus longue serait bienvenue.
J’utilisais des pneus Michelin Macadam 90 qui me convenaient bien jusqu’à ce que je les change pour des Bridgestone BT54. La comportement de la machine est complètement modifié par une agilité très marquée que je ne connaissais pas auparavant. La machine semble plus sûre. Je n’ai pas encore de résultats quant à la longévité de ces nouveaux pneus.

Entretien

L’accès aux divers organes est mal aisé et nécessite un démontage conséquent. Ceci dit, l’entretient courant est facile. La chaîne d’origine “DID” n’a été changée qu’à 43’000KM, confirmant la qualité des produits de cette marque. Je graisse très fréquemment la chaîne de l’intérieur et de l’extérieur et la lave au mélange essence/huile tous les 10’000KM.
Je remplace tous les 5-6’000KM huile, filtre à huile et bougies. Le filtre à air étant de marque K&N un nettoyage/huilage suffit.
Un contrôle hebdomadaire (chaîne, divers jeux, freins, liquide de refroisissement, éclairage etc.) permet de déceler une fuite ou un défaut apparu en semaine.

Les Pneus

J’ai usé deux séries de Michelin Macadam 90 dont je n’étais pas vraiment content. Ils sont très bien lorsqu’ils sont neufs mais vieillissent vite et bizarrement. L’usure est assez irrégulière: l’avant se met à tuiler et le pneu arrière accuse une forte usure en “carré” vers la fin. Je faisais 9000KM avec l’avant, 8000 avec l’arrière.
Le MAC100 qui remplace le 90 (uniquement pour l’arrière) s’use un peu mieux. La tenue de route sur sol sec est excellente mais moyenne voir mauvaise sur sol mouillé. Le MAC100 pour l’avant est disponible depuis mai 02.

J’ai opté pour des Bridgestone BT54, remplacé aujourd’hui par les BT020 bien meilleurs, qui vont à merveille pour cette moto. Une tenue de route plus neutre plus une usure moindre et plus lente sont leurs qualités. 12’000 KM avec l’avant, 10’000 KM avec l’arrière.
Les BT020 sont malheureusement difficiles à trouver. Je suis obligé de prendre des MAC100 car mon pneumatologue préféré ne propose que des Michelin. Ce n’est pas grave, car étant chauvin…
La moto est assez sensible à l’usure des pneumatiques avec une dégradation notable à partir de 80% d’usure. La pression des pneus influe énormément sur la tenue de route. Après moult essais j’ai opté pour 2KG/cm2 à l’avant et  2,4 KG/cm2 à l’arrière lorsque je prépare une arsouille et 2.2KG/cm2 +2.5Kg/cm2 pour le tourisme.. Je vérifie les pressions très fréquemment.

Je viens de passer en mai 02 aux nouveaux Michelin Pilot Road. L’arrière à tenu 8’500KM. Mes premières impressions sont très bonnes: le bruit de roulement est moindre malgré une tendance à chanter; la tenue de route est excellente et d’un niveau très supérieur au MAC100, surtout sur le mouillé. Le pneu est aussi insensible aux raccords et autres réparations de la chaussée ce qui m’étonne à chaque fois que je passe (quotidiennement) sur une route rayée par d’innombrable bourrelets de réparation.
Le profil un peu plus rond donne à la machine une agilité améliorée.
J’ai néanmoins constaté un défaut que j’ai repéré à environ 150 km/h, soit un désagréable louvoiement rapide (shimmy) qui perturbe le confort. Ce problème est lié d’une part à un équilibrage de la roue avant mal effectué et de l’aérodynamisme perturbé par le top-case. Une fois l’équilibrage bien réalisé l’effet s’est quelque peu estompé et presque annulé en ôtant le top-case ou en me plaçant très en arrière, penché en avant.
Je n’avais néanmoins jamais ressenti ce louvoiement avec les pneus précédents. Ou peut être s’agit-il d’une combinaison pneus/suspension défavorable. Je finirai bien un jour par tomber dessus. Bien entendu, ce louvoiement bien que gênant ne paraît pas dangereux.

Accessoires

La bulle:

J’ai acheté une bulle Ermax+10cm qui remplace avantageusement celle d’origine, mais comme elle, manque de largeur.

Quelques remous se font sentir à basse vitesse mais la protection devient très bonne vers 100KM/H. Des turbulences gênantes se font ressentir lorsque le casque est légèrement ouvert et font vibrer la visière.

GPS:

J’ai investi dans un GPS pour remplacer les cartes que je n’arrive de toutes façons pas à lire en roulant. Le deuxième GPS, un Garmin GPS-V me guide maintenant automatiquement.